Les demoiselles du Guilvinec à l’honneur

Attention à ne pas confondre langouste (rendue célèbre dans les années 70 par la publicité télévisée) et langoustine. La première n’a pas de pinces et vit dans les mers chaudes, alors que la seconde, mer froide et famille du homard, possède une chair beaucoup plus raffinée, puissante et iodée. LangoustinesC’est pourquoi la langoustine n’a besoin d’aucune mayonnaise et se suffit à elle-même, en poêlée par exemple, pour offrir un plat délicieux. On en trouve en Méditerranée, plus petite, mais surtout au large de la Bretagne où la plus fameuse est connue sous le nom de Demoiselle du Guilvinec. Thierry Marx, dans L’Histoire à la Carte, les prépare ici en cassolette.

Écouter l’émission :

Ingrédients pour quatre personnes :

16 belles langoustines (de taille 3/4), 50 cl de jus d’orange, 1 cuillerée à soupe de curaçao, 50 g de beurre et 10g de beurre salé, 1 citron, 1 cube de fumet de crustacés, du sel et du poivre

Préparation :

Pour préparer la sauce, mélanger 25 cl d’eau et le cube de fumet de crustacés, porter à ébullition et ajouter le jus d’orange, le curaçao et le beurre salé, puis remuer énergiquement à l’aide d’un fouet. Réserver cette sauce. Décortiquer les queues de langoustine et piquer chacune avec un cure-dent afin qu’elles ne se déforment pas à la cuisson. Dans une cassolette sur feux doux, les faire revenir légèrement (une minute de chaque côté) dans un peu de beurre. Retirer les piques en bois après cuisson. Assaisonner avec sel et poivre selon goût et napper la cassolette de langoustines de la sauce. Servir à température.

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Prix Nikos Gatsos 2015

prix gatsosSix recueils de poésie sont en lice pour le prix Nikos Gatsos, présidé par Nana Mouskouri, et dont suis membre. Jean Orizet, cofondateur de la revue Poésie 1 et des éditions Cherche Midi, pour l’ensemble de son œuvre, traduite dans plus de vingt langues, et condensée dans Le regard et l’énigme (Cherche Midi). Roselyne Sibille, poète et écrivain de voyage, pour Ombre monde (Les Editions Moires). Yanis Ritsos (à qui l’on doit ce très beau vers : « La poésie n’a jamais le dernier mot, le premier toujours »), pour La Marche de l’océan (Éditions Bruno Doucey). Maram al-Masri, elle écrit en arabe et en anglais, pour une anthologie de la poésie syrienne : L’Amour au temps de l’insurrection et de la guerre (Le Temps des Cerises). Christophe Langlois, amateur d’insolite, pour L’amour des longs détours (Gallimard). Kamal Ben Hameda, Tunisien installé aux pays-bas, pour Le Livre du camp d’Aguila (Elyzad). Nous nous réunirons le jeudi 19 mars pour délibérer et désigner le successeur de Guy Béart, lauréat l’an dernier.

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Apollinaire et Niagara

 

© B. Thomasson

 

L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Guillaume Apollinaire, Le pont Mirabeau.

 

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Louis Bourdaloue était-il une bonne poire ?

Faire cuire les poires dans l'eau, le sucre et la gousse de vanilleLa poire se garde longtemps, aussi peut-on en profiter tout au long de l’hiver. Et les pâtissiers en sont friands. La production est large en France, 130 000 tonnes, notamment dans le Sud-Est, en Touraine, ou même dans le Centre aux portes de la région parisienne. Et si elle associée au nom du Louis Bourdaloue, ce n’est pas parce que ce grand prédicateur du XVII° siècle en était amateur. Non, cela vient du fait que dans la rue Bourdaloue (du nom de ce Jésuite) à Paris, un pâtissier a créé une tarte en pâte brisée, garnie de crème d’amande et de poires pochées au sirop, et saupoudrée de macarons écrasés. Pour L’Histoire à la Carte, Thierry Marx revisite cette recette devenue un grand classique des desserts à la française.

Écouter l’émission ici :

Ingrédients : 6 poires, un demi-litre de lait, 250 g de sucre en poudre, 1 sachet de sucre vanillé (ou une gousse de vanille), 5 jaunes d’œufs, 25 g de fécule de maïs (ou maïzena), 50 g de poudre d’amandes, 1 cuillère à soupe de Kirsch, 1 citron.

Préparation :

Éplucher délicatement les poires sans les équeuter. Au fur et à mesure, les arroser de jus de citron pour éviter de noircir. Poser les poires debout dans un fait-tout, les recouvrir d’un sirop léger froid (c’est un mélange du sucre et de la vanille dans un litre d’eau). Amener doucement à frémissement, que l’on maintient 12 à 15 minutes environ. Une fois qu’elles sont pochées, évider les poires. Dans une terrine, préparer la crème d’amande : mélanger au fouet la fécule de maïs (ou Maïzena), la poudre d’amandes et les jaunes d’œufs et verser dessus le lait bouillant pour épaissir. Parfumer avec le Kirsch. Farcir les poires, et mettre au four préchauffé à 155° pendant 15 minutes..

Présentation :

Servir chaud ou froid, avec une crème anglaise, ou une crème fraîche montée et saupoudrée de sucre noir ou brun.

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La danse en émoi, et moi, et moi…

©Alain Guizard

©Alain Guizard

Depuis plus d’un mois, le Palais des Sports devient chaque soir le cadre d’un étrange phénomène, où le spectacle est (presque) autant dans la salle que sur la scène. Dirty Dancing, version comédie musicale, cartonne. Sur les gradins, les jeunes filles qui, à l’époque du film, se pâmaient devant les déhanchements lascifs de Patrick Swayze, sont devenues des femmes mûres. Toujours éprises de cette histoire de la gamine un peu cruche tombant amoureuse du bad boy, les voilà qui hurlent, se déhanchent, lancent les répliques cultes en simultané. Quant à la scène finale, avec le célèbre porté (qu’on a tous rêvé de faire, ou réussi à faire…), n’en parlons pas, c’est du délire parmi les spectatrices. Et « tateurs » car il y a aussi des hommes, heureusement, dans ce public joyeux et bon enfant qui met l’arène en émoi, et moi, et moi…

dirty-dancing-370x511Il serait tout de même ingrat de ne s’arrêter qu’à cela en allant voir « Johnny » et « Bébé ». La mise en scène, malicieuse, riche et discrète dans les changements de décor, parvient à recréer intelligemment toutes les ambiances du film. On se laisse emporter par le récit, pourtant connu de longue date, et la troupe de danseurs et de chanteurs est d’une excellente qualité. Mention spéciale pour le duo phare, Cécile Mazéas et Corentin Mazo (même si on a bien compris que ce dernier est danseur avant d’être acteur).

Dirty Dancing, la comédie musicale, un  très bon moment à vivre jusqu’au 15 mars au Palais des Sports, à Paris.

 

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De la tendresse pour de la tendreté

Veau tétant sa mère Le veau a toujours été une viande de choix, un morceau en particulier : le quasi. Ce muscle fessier, la croupe donc, correspond au rumsteak chez le bœuf, et la graisse qui l’entrelarde lui donne une qualité particulière. Braisé en cocotte, cuit en rôti, tranché en escalopes, c’est toujours un régal, surtout si le veau a été élevé « sous la mère ». Cette tradition est revenue au goût du jour après-guerre, pour contrer la production industrielle et les animaux élevées aux hormones qui rendent davantage d’eau que de chair. Le veau, mis à la tétée deux fois par jour auprès de sa mère, y trouve donc une forme de tendresse (les éleveurs disent « câliner ») pour une tendreté parfaite ! Thierry Marx dans L’Histoire à la carte en a fait un vrai plat d’hiver en le mariant à des carottes.

Écouter l’émission :

Ingrédients :

1 quasi de veau (180g / portions),  2 bottes de carottes fanes, 2 kg de carottes violettes, du beurre, des pousses de betterave, du jus de carottes.

Préparation :

Faire rissoler le quasi en entier dans une cocotte, quelques minutes à feu vif dans du beurre, pour le caraméliser en surface, et le mettre à cuire 20 à 30 minutes dans un four préchauffé à moins de 100 degrés. Pendant ce temps, éplucher les carotte, les couper en biseau (en forme de sifflet), les faire revenir dans la poêle. Les ajouter dans la cocotte du veau et laisser cuire à couvert 20 à 30 minutes de plus.

Présentation :

Déposer le veau sur un plat. Déglacer les carottes avec un verre de jus de carotte qu’on laisse caraméliser. Verser sur le veau. Saler et poivrer.

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Les maîtres de chant

maitres de chantL’art des polyphonies corses, une tradition ancestrale de chants sacrés, aurait tout aussi bien pu disparaitre. Mais dans les années soixante-dix, des hommes ont voulu que cette partie intégrante de leur culture survive. Ils ont donc formé des groupes, parfois dans la mouvance de l’indépendantisme comme un combat politique, parfois simplement pour le plaisir de la musique, et sont devenus, pour les meilleurs d’entre eux, maîtres de chant. Ils enseignent alors aux jeunes générations les techniques particulières de ces ensembles vocaux qui emplissent les églises des villages. Marie Ferranti a passé de longs mois à leurs côtés, elle nous fait partager leur espoirs et leurs doutes. Ce livre, tout en sensibilité, raconte surtout des histoires d’amitiés et de liberté dans une identité retrouvée. Il est en sélection pour le Prix Méditerranée 2015.

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