Les fèves, un légume ancien à croquer…

fave fresche sul tavolo di legno

La fève est un légume très apprécié, notamment autour du bassin méditerranéen. Durant les grandes périodes de famine, elle servait à nourrir (tout comme les châtaignes) le Sud-Ouest et le Midi. Produit de saison, elle peut être préparée fraîche (entre le printemps et le milieu de l’été), ou séchée durant l’automne et l’hiver. La fève fut jadis utilisée dans le gâteau de l’épiphanie, avant de donner son nom aux figurines en porcelaine dans les galettes actuelles. Crue (en tous cas à peine ébouillantée), on peut la déguster à la croque au sel. Thierry Marx la prépare ainsi pour ses apéritifs. Il vous dit comment, dans cette nouvelle émission de L’Histoire à la Carte.

Écouter l’émission ici :

Ingrédients : 1 kg de fèves, 25 cl d’eau gazeuse (naturellement gazeuse), une cuillère à café d’huile d’olive, du sel de Maldon.

Préparation : Écosser les fèves, faire bouillir l’eau gazeuse, jeter une poignée de fèves dans cette eau à ébullition, laisser reprendre l’ébullition. Égoutter les fèves, les laisser tiédir, retirer la membrane, et les disposer dans une assiette. Verser l’huile d’olive et saupoudrer de quelques grains de sel de Maldon (ou de fleur de sel classique). Renouveler l’opération si nécessaire.

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Quand le livre retourne à l’arbre

Les écrivains devant le château de Chanceaux © Philippe Maille

Voilà une belle idée – car on sait bien que la pâte à papier est fabriquée en isolant les fibres cellulosiques contenues dans le bois-, renvoyer les livres à leurs origines : les arbres ! Dimanche 30 août, le petit village de Chanceaux-près-Loche, au sud de Tours, accueille la Forêt des Livres, le tout premier salon littéraire de la rentrée. Les écrivains les plus en vue du moment, les romanciers affirmés, les jeunes talents, les auteurs de bande dessinée s’y retrouvent, sous des chênes majestueux, à la rencontre de dizaines de milliers de visiteurs.

Gonzague Saint-Bris © Pierre Calmeilles

Gonzague Saint-Bris © Pierre Calmeilles

Citons, parmi les 200 auteurs attendus, Tatiana de Rosnay, Boris Cyrulnik, Christophe Boltanski, Gérard de Cortanze, Janine Boissard, Marc Lambron, Patrick Poivre d’Arvor, Jean-Marie Rouart, Irène Frain, Antoine Compagnon, Eric-Emmanuel Schmitt, Sophie Daul, Igor Bodganov, René Guitton, Émilie Frèche, Richard Bohringer, Frédéric Mitterrand, etc.

Écouter l’organisateur de la Forêt des Livres, Gonzague Saint-Bris, ici :

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Brésil et Eluard

« La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas »

Paul Eluard, L’amour la poésie, 1929.

Brésil © B. Thomasson

Brésil © B. Thomasson

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Un certain 14 juillet…

Qu’avez-vous fait le 14 juillet dernier ? Un jour comme un autre ? Un été comme un autre ? Peut-être avez-vous passé la journée à lire le dernier opus de Grégoire Delacourt, Les Quatre Saisons de l’été (JC Lattès) ? Cela eut été pourtant le jour idoine, car si le 14 juillet appartient au patrimoine de la nation (et un peu du monde avec cette Révolution connue sur tous les continents), ce fut aussi en 1999 – à la veille de la supposée fin du monde et du très attendu passage du millénaire – une date repère dans la vie de quatre couple.

Deux adolescents partent à la découverte de l’amour, une femme de trente-cinq ans retrouve le garçon de ses rêves de jeune fille, deux cinquantenaires s’apprivoisent doucement, et un duo solide de plusieurs décennies de vie commune s’engage sur son dernier chemin. Tous se croisent, ce jour-là, sur la plage du Touquet, aux rythmes de Hors saison de Cabrel. Dans la chaleur de l’été, se joue alors un ballet inédit des quatre saisons de l’amour. De quoi faire tourner la tête, et inciter à se perdre pour de bon avec celui ou celle qu’on aime ! Car chacun de nous se retrouve forcément dans les sentiments de l’un ou de l’autre. Une belle parabole en forme de cœur pour rappeler la fragilité d’une existence.

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Merci, mère Poulard !

© merepoulard.com

© merepoulard.com

En 1873, une jeune femme de Nevers, Annette Boutiaut, épousait le fils du boulanger du Mont-Saint-Michel, Victor Poulard. Les deux tourtereaux ouvrirent sur le site historique un restaurant, et pour servir les clients arrivant à toute heure (en bateau ou à pied à marrée basse), la mère Poulard inventa une omelette en battant les blancs à part, qui gonflait donc en cuisant. La légende est restée, le plat aussi, avec la tradition du battage des œufs devant l’immense cheminée de l’établissement. Attention, il convient  d’être attentif dans la préparation, car comme toute omelette (c’est l’une des premières réalisations que les apprentis cuistots apprennent), celle-ci nécessite une maitrise à la fois du geste dans la poêle, et de la température pour une cuisson parfaite. Dans L’Histoire à la Carte, avec Thierry Marx, nous vous racontons l’histoire de ce fleuron de la gastronomie française.

Écouter l’émission ici :

Ingrédients : 5 œufs, 85 g de gruyère râpé, 2 cuillères à café de Maïzena, le jus d’un demi citron, 20 g de beurre, sel et poivre.

Préparation : Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Ajouter le gruyère râpé et le beurre préalablement fondu, saler, poivrer. Mélanger les jaunes et la Maïzena. Monter les blancs bien fermes avec deux cuillères à café d’eau et le jus de citron. Incorporer délicatement les blancs aux jaunes. Verser dans une poêle graissée allant au four, ronde ou carrée, (à défaut, dans un moule), laisser prendre la cuisson sur le feu, et finir au four (préchauffé à 200°C) 7 à 8 minutes pour faire monter le soufflé. Servir l’omelette accompagnée d’une salade.

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140 ans d’édition et de librairie

Au début de l’été, Flammarion célébrait ses 140 ans d’édition, une des plus anciennes maisons françaises dans ce secteur. Son fondateur, Ernest, n’était pourtant prédestiné à ce métier, la famille donnant dans la mercerie, du côté de la Haute-Marne, avant de s’installer à Paris. Très jeune, il travaille dans une maison de tissus en gros, avant d’entrer chez à la Librairie académique Didier (aujourd’hui éditions Perrin). C’est en 1875 qu’il fonde sa propre maison, d’abord en association avec un autre librairie parisien, avant d’en récupérer la gestion unique. La publication des ouvrages de son frère astronome Camille, dont Astronomie Populaire en 1880, lui assure la voie du succès. Au catalogue apparaissent aussi  Émile Zola, Victor Hugo ou Jules Michelet. Le groupe s’installe dès la fin du XIX° siècle sur son site de la rue Racine, dans le quartier de l’Odéon à paris.

Pour revivre la longue histoire de cet éditeur – populaire dès avant 1900 avec ses albums pour mieux comprendre la science ou sa « bibliothèque pour tous à 75 centimes » -, désormais sous pavillon Gallimard, mais aussi libraire (jusqu’à la fermeture définitive de La Hune, face à l’église Saint-Germain il y a quelques semaines), il faut lire le livre publié à l’occasion de cet anniversaire : Flammarion, 1875-2015 : 140 ans d’édition et de librairie, de Pascal Fouché (Gallimard). La marque se targue de vouloir respecter le  crédo de son fondateur : « Proposer le meilleur contenu au plus grand nombre ».

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D’un thriller à l’autre…

Personne le croira, mais il faut vivre L’instant présent. Les vacances sont l’occasion idéale pour s’aventurer sur le terrain du thriller. Et avec ces deux titres, deux versants du genre s’offrent au lecteur : le drame psychologique familial, et l’exploration surnaturelle.

Dans le premier (Personne ne le croira, Albin Michel), Patricia MacDonald plonge au cœur d’un cauchemar insoupçonnable. Anna et Alan n’aspirent qu’à mener une nouvelle vie paisible et sans histoire, aux côté de leur adorable petite Cindy sur laquelle ils veillent tendrement. Sauf que Anna s’appelle Hannah, Alan se nomme Adam, et Cindy (en réalité Sydney) est leur petite-fille et non leur fille. Cette dernière, Lisa, est accusée d’un meurtre. Au fil des audiences au tribunal, le couple va découvrir l’inimaginable sur elle. La psychologie humaine taillée au scalpel par MacDonad, dans le cocon d’une famille qui pourrait être celle de tout le monde, glace les sangs, jusqu’à ce que celui-ci gicle pour de bon, comme une délivrance, douloureuse mais inévitable pour tous les protagonistes de ce roman.

Dans le second (L’instant présent, XO Éditions), Guillaume Musso – adepte du mélange entre le fantastique et le réel, entre l’imaginaire et le quotidien – se joue une nouvelle fois de nous. Y a-t-il une symbolique dans le chiffre 24 (« 24 heures dans une journée, 24 carats dans l’or pur, 24 images par secondes dans un film de cinéma, 24 guérisons du Christ dans la Bible, 24 éléments composant le corps humain ») ? Lisa et Arthur n’ont rendez-vous qu’une fois par an, il passe sa vie à la chercher, elle passe sa vie à l’attendre. 24 ans d’une existence déroulés en seulement 24 heures. Original, déstabilisant, et il faut arriver au point où l’on finit par ne plus y croire (on se demande alors où veut nous entrainer Musso : « L’expérience, ce n’est pas ce qui arrive à un homme, c’est ce qu’un homme fait avec ce qui lui arrive » Aldous Huxley) pour que tout se dénoue en quelques pages. Une fin maitrisée de manière magistrale par l’auteur le plus lu en France.

 

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