Orizet et Mexique

Mexique ©  B. Thomasson

Mexique © B. Thomasson

« Tout ce qui, jadis, nourrissait les horloges

retrouve sa vraie place ;

Le visage des statues s’adoucit sous la lèpre,

la boue du fleuve devient bronze

par la lumière intacte

que la ville rend au jour. »

 

Jean Orizet, Silencieuse entrave au temps, 1972

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Un coup de barre ?

Thierry Marx a couru 17 marathons. Il s’y connait donc en sucres lents et en barres énergétiques. Plutôt que de se contenter de celles que proposent les magasins spécialisés, souvent très sucrées et dont certains ingrédients peuvent être évités, il vous propose dans L’Histoire à la carte de confectionner directement les vôtres. Nous allons voir ensemble pourquoi les pâtes, riz, semoule, quinoa, céréales, et autres glycogènes à diffusion lente sont très importants pour les sportifs, et notamment pour les coureurs de marathon, à quelques jours de celui de Paris.

Écouter l’émission :

Ingrédients :

270 g d’amandes, 50 g mélange granola, 40 grammes de raisins noirs, 125 g de pâte d’amande, 15 g de beurre de cacahuètes, 125 g de sirop de riz.

Préparation :

Torréfier les amandes blanches et les concasser. Détendre la pâte d’amande avec le sirop de riz légèrement chauffé. Ajouter le beurre de cacahuètes. Incorporer ensuite le reste des ingrédients préalablement hachés. Faire des galettes de six centimètres. Laisser une nuit de repos à l’air libre (pas au frigo).  Démouler et entreposer dans une boîte hermétiquement fermée.

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Prix Méditerranée

Plein de bonnes choses, ces jours-ci, dans un monde pourtant pas toujours enthousiaste. L’arrivée du printemps, depuis quelques jours dans l’atmosphère, ce vendredi au calendrier. Le Salon du livre à Paris, toujours un événement, en dépit d’une préférence un peu chauvine pour la Foire du livre de Brive. Les prix Méditerranée, dont les jurys se sont réunis sur deux jours à Paris. Un joli mélange des trois pourrait faire rêver à un bon bouquin à dévorer sous les soleil de la grande Bleue, non ?

Orizet

Le jury poésie

J’ai siégé dans les catégories poésie, roman français, et essai. Pour la première, le prix Nikos Gatsos présidé par Nana Mouskouri,  la couronne est revenue (à une très large majorité des jurés) à Jean Orizet. Cofondateur de la revue Poésie 1 et des éditions du Cherche Midi, il le mérite tant par la richesse et l’ampleur de son œuvre, que par la profondeur de son écriture, et par les sujets qu’il traite : l’ailleurs, le voyage, le temps, soi-même dans le monde. A lire Le regard et l’énigme (Cherche Midi Éditeur) anthologie de ses principaux recueil.

110881_couverture_Hres_0En ce qui concerne le prix roman, le choix fut serré entre Françoise Chandernagor pour Vie de Jude, frère de Jésus (Albin Michel), et Valérie Zénatti pour Jacob, Jacob (Éditions de l’Olivier). Ce dernier l’a emporté (avec mon soutien), tant ce récit est à la fois poignant et beau. Une période de l’histoire remise en lumière : les jeunes garçons des colonies nord-africaines enrôlés pour aider la Première armée à libérer le sud de la France, puis à remonter vers le Jura et l’Alsace. Une écriture qui emporte, et à double focale : vue de Constantine par la famille qui attend sans savoir ; dans la foulée du jeune homme qui voit tomber ses copains un à un, mais qui s’engage totalement, jusqu’à la mort. La progression est allégorique et puissante dans son collectif, fragile et douloureuse dans l’intimité de Jacob. C’est aussi, au delà de la stratégie, de la politique, ou des religions, un formidable et inédit trait d’union entre les deux rives de la Méditerranée.

Enfin, lauréat du prix essai, Thierry Clermont pour un texte enlevé sur Venise, par le biais de ses grands morts, et en visitant l’île-cimetière de San-Michele (Le Seuil). Un voyage littéraire, historique, dans le dédale des ruelles et des canaux de la Sérénissime, qui redonne vie à de grandes personnalités qui ont marqué la ville et nous la font aimer.

Mediterranée 2015

Les lauréats autour d’une partie du jury

 

 

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Pourquoi pas Venise ?

Julien Clerc chantait Elle voulait que je l’appelle Venise, moi je vous invite à (re)découvrir Venise.

Place Saint-Marc © B. Thomasson

Place Saint-Marc © B. Thomasson

peintre sur le pont de l'Académie © B. Thomasson

peintre sur le pont de l’Académie © B. Thomasson

Pont des Soupirs © B. Thomasson

Pont des Soupirs © B. Thomasson

 

 

 

 

 

 

 

 

Soit en y allant passer deux ou trois jours, ce que j’ai fait en février, et c’est un endroit toujours aussi magique, avec la place Saint-Marc, le Pont des Soupirs, ou les gondoles sur les canaux. Bien sûr la pression touristique est énorme, évidemment on ne mange pas pour 15 euros, à l’évidence les hôtels sont pleins et chers. Mais en cherchant bien, on peut trouver un petit appartement à louer, ou une chambre un peu moins onéreuse, sur la Giudecca ou le Lido, deux îles face à la cité, ou un peu plus loin sur Murano ou Burano (d’où il faut absolument aller voir Torcello, dans les pas d’Hemingway, et ses mosaïques sans doute mieux mises en valeur que celles de la basilique Saint-Marc). Grâce aux Vaporetti  tout est à portée de main, et il y a une atmosphère quasi-romanesque à s’embarquer sur ces bateaux qui sillonnent les canaux.

Burano © B. Thomasson

Burano © B. Thomasson

Soit – puisqu’il est question de roman – en plongeant dans deux ouvrages en compétition pour le Prix Méditerranée (dont je suis membre, première réunion du jury ce vendredi) : Quitter Venise, d’Anne Révah (Mercure de France), ou San Michele, de Thierry Clermont (Le Seuil). Le premier entraine sur les traces d’une passion en filigrane à travers les ruelles, les ponts et les îles de Venise (dont en particulier la Giudecca, et ce livre m’a donné envie d’aller m’y balader). Le second s’installe dans l’île-cimetière de la ville, San-Michele, et remonte le riche passé de la cité des Doges.

Vaporetti sur le Grand Canal © B. Thomasson

Vaporetti sur le Grand Canal © B. Thomasson

Laissons les gondoles... © B. Thomasson

Laissons les gondoles… © B. Thomasson

 

 

 

 

 

 

Prenez ces deux livres, partez pour Venise quelques jours, et lisez-les le soir en rentrant à votre hôtel. Vous visiterez la cité différemment…

revahClermont

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Ferrat et Palestine

Palestine © B. Thomasson

Palestine © B. Thomasson

 

 

« Ecris quelque chose de joli
Des vers peut-être ou de la prose
Un instant de rêve et de pause
Dans le tumulte de la vie »

Jean Ferrat, L’embellie.

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Au bord de l’eau…

moules frites« Si l’on pouvait retrouver les guinguettes… » chantait Alain Barrière dans les années soixante. Dans ces petits restaurants populaires du bord de l’eau, l’un des plats les plus servis ont toujours été les moules-frites, parce que faciles à préparer, pas trop cher, et suffisamment nourrissant sans être roboratif. Sans doute né en Belgique au milieu du XIX° siècle, cette recette est emblématique du nord, et c’est le plat phare de la braderie de Lille. Dans L’Histoire à la Carte, Thierry Marx vous en donne sa recette…

Écouter l’émission :

Ingrédients :

1 kg de moules fraiches, 5 cl de vin blanc sec, herbes aromatiques, 40 g de beurre, 1 oignon, 1 gousse d’ail, 1 pot de crème liquide, de l’huile d’olive, 300 g de pommes de terre

Préparation :

Laver les moules dans plusieurs bains d’eau froide. Enlever le les fils qui les relient entre elles. Éplucher l’oignon. Éplucher les pommes de terre. Préchauffer l’huile dans une friteuse. Ciseler l’oignon en petits dés.  Laver le persil, l’effeuiller et le hacher finement. Dans une grande casserole ou une cocotte, faire suer les oignons sans coloration avec la moitié du beurre et la gousse d’ail entière. Déglacer avec le vin blanc et dès que ce dernier bout, ajouter les moules et couvrir. Remuer régulièrement et ajouter le persil. Cuire pendant 2 min et arrêter la cuisson à partir du moment où les moules sont ouvertes. Tailler les pommes de terre en frites, les laver puis les sécher. Les plonger ensuite dans le bain d’huile à 160 °C pendant 4 à 5 min, puis les sortir. Porter la température de l’huile à 180 °C, puis remettre les pommes de terre à cuire jusqu’à obtenir une jolie coloration. Égoutter les frites sur un papier absorbant et les saler au sel fin. Servir les moules en cocotte et les frites à part.

 

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42 km 195 de découverte et de bonheur !

9782081353718Le sport a toujours été une composante de ma vie. Trente ans de basket, dont une quinzaine en Championnat de France, des activités comme le tennis, le badminton, le squash, la natation, et une vingtaine de marathons courus dans le monde. Aussi, quand Flammarion m’a sollicité pour écrire un récit sur cette épreuve mythique, j’ai tout de suite accepté. Le titre était clair, et le cahier des charges difficile : un chapitre par kilomètre. Comme pour une course, je m’y suis préparé mentalement, et je me suis lancé à l’assaut de ces 42 km 195 inédits.

La seule véritable intrigue romanesque étant de savoir si Philippe, le personnage principal, ira au bout du parcours (bon, il a un petit souci de santé…), j’ai écrit un voyage à la fois historique, géographique, physique, psychique, philosophique, médical, littéraire, et humain.

Les marathoniens retrouveront les sensations, les émotions, et les douleurs, kilomètre après kilomètre, qu’ils connaissent bien. Les non-coureurs découvriront un monde d’amitié, d’effort, de dépassement de soi, et l’histoire fabuleuse de cette course depuis la bataille en Grèce jusqu’à 42 marathons actuels parmi les plus réputés sur la planète. C’est aussi une formidable visite d’un Paris merveilleux, vu à travers un regard piétonnier.

En forme ? Prêt ? Alors on chausse ses baskets et c’est parti pour 42 km 195 de découverte et de bonheur !

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