Un Bœuf Wellington, ça vous botte ?

Chacun sait que la bataille de Waterloo, perdue par Napoléon, qui a conduit à la chute de l’empire, a été remportée par des forces alliées, notamment prusso-britanniques, dont le chef était un Irlandais de naissance, devenu ensuite premier ministre du roi d’Angleterre, le duc de Wellington. Le traditionnel bœuf en croûte français a pris le nom de ce militaire d’Outre-Manche. Pourquoi ? Peut-être à cause de Waterloo ? Parce que le monsieur en question raffolait du plat ? N’était-ce pas plutôt sa botte courte (elle montait seulement au mollet) qui ressemblait au plat ? Thierry Marx vous dit tout, et ajoute sa recette du bœuf Wellington, pour cette nouvelle page de L’Histoire à la Carte.

Écouter l’émission :

Ingrédients pour 4 personnes : 600 g de filet de bœuf, 500 g de champignons de Paris, des girolles, 150 g échalotes, une pâte feuilletée, un œuf battu, de l’huile d’olive.

Préparation : Parer et dénerver le filet de bœuf (dans le cœur), l’assaisonner et le faire revenir quelques minutes dans une poêle avec les échalotes. Faire aussi revenir les champignons de Paris et les girolles hachés avec un peu d’huile d’olive sur un feu fort ; bien les dessécher. Badigeonner le bœuf avec les champignons, et enrouler le tout dans la pâte feuilletée découpée aux dimensions, il faut  pouvoir fermer les côtés. Faire une décoration avec les chutes du feuilletage (couper en lanières et humidifier à l’eau). Placer sur un papier sulfurisé Réaliser une dorure au jaune d’œuf à l’aide d’un pinceau, et mettre à cuire à 200° pendant une vingtaine de minutes.

 

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Suisse et Rostand

Suisse © B. Thomasson

Suisse © B. Thomasson

« Je t’adore, Soleil ! Tu mets dans l’air des roses,
Des flammes dans la source, un dieu dans le buisson !
Tu prends un arbre obscur et tu l’apothéoses !
Ô Soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu’elles sont ! »

Edmond Rostand, Chantecler, 1910.

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Bowie se couche tard…

IMG_2016Pour les dernières journées de l’exposition David Bowie Is, à la Philharmonie de Paris, le chanteur et acteur vous invite en soirée puisque les horaires sont prolongés jusqu’à 22h. Il faut en profiter tant le succès est au rendez-vous ; le nombre de visiteurs simultanés est d’ailleurs parfois une gêne pour profiter au mieux de chaque espace (les heures les plus creuses sont en début d’après-midi la semaine). Malgré la foule (on doit approcher le million et demi de visiteurs depuis début mars), le spectacle vaut le déplacement, que l’on soit fan, ou non, de Bowie.IMG_2017

L’homme est fascinant, par son parcours, ses choix de vie, son look, sa traversée du siècle. L’artiste est impressionnant par sa créativité, la qualité de ses productions, et son anticipation visionnaire. Chaque espace reprend une période forte de cette vie remplie à ras, avec de multiples éléments d’archives (disques, affiches, photos, textes, vidéos, costumes) ; un casque audio (fourni gracieusement) se connecte automatiquement à l’ambiance sonore correspondante. On passe ainsi d’un album à l’autre, on entre sur les plateaux télés, dans les tournages de clip. On suit Bowie dans ses errements personnels et géographiques, de Londres à Paris ou de New York à Berlin. Seul absence remarquée, celle de Mick Jagger…

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David Bowie Is, jusqu’au 31 mai à la Philharmonie de Paris.

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La Melba, une diva qui avait la pêche !

Ice Cream Peach Melba with raspberryNelly Melba était à la fin du XIXème siècle une cantatrice de renommée mondiale. Elle chantait les plus grands opéras sur les plus grandes scènes du monde. En 1894, elle interpréta Lohengrin de Wagner à Covent Garden, à Londres. Dans les fauteuils d’orchestre, le chef du palace voisin, le Savoy, qu’elle avait invité pour le remercier de ses bons plats. Fasciné par la voix, et peut-être aussi par la poitrine de la diva, Auguste Escoffier créa, pour le dîner du lendemain, un dessert en hommage à la cantatrice : une pêche, sur lit de glace vanille, rehaussée d’une purée de framboise. La pêche Melba était née. Retrouvez les archives sonores dans L’Histoire à la Carte en compagnie de Thierry Marx.

Écouter l’émission :

Ingrédients pour quatre personnes : 4 belles pêches, un quart de litre environ de glace à la vanille, 200 g de sucre en poudre, un litre d’eau, 6 cuillères à café de purée de framboise, une gousse de vanille.

Préparation : Pocher les pêches entières au sirop vanillé (la gousse de vanille plus eau et sucre). Les ouvrir, les dénoyauter, les dresser en timbale sur une couche de glace à la vanille, et y ajouter une pointe de purée de framboise.

 

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Inde et Baïf

Inde © B. Thomasson

« Mets-moi dessus la mer d’où le soleil se lève

Ou près du bord de l’onde où sa flamme s’éteint :

Mets-moi au pays froid où sa chaleur n’atteint

Ou sur les sablons cuits que son chaud rayon grève :

Mets- moi en long ennui, mets-moi en joie brève »

Jean-Antoine de Baïf, Amours de Méline, 1552.

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Le soufflé de pommes de terre remonte au premier restaurant

dish of potato souffle with rosemaryAntoine Beauvilliers a ouvert ce que l’histoire de la cuisine française considère comme le premier restaurant, à son nom, sous les arcades du Palais Royal, juste avant la Révolution. Jusque-là, les traiteurs vendaient des plats, les rôtisseurs de la viande, les aubergistes du vin, les boulangers du pain. Après l’édit de Turgot de 1776, puis le décret d’Allarde de 1791, les corporations furent abolies, et les restaurateurs purent proposer des repas complets. Or ce fameux Beauvilliers inventa, à cette époque, la recette du soufflé de pommes de terre, que Thierry Marx aménage ici, avec des truffes, pour L’Histoire à la Carte.

Écouter l’émission :

Ingrédients pour 4 personnes : 600 g pommes de terre, 4 œufs, 20 cl de lait, 90 g de beurre, deux truffes, sel et poivre.

Préparation : Éplucher les pommes de terre, les couper en morceaux, les faire cuire 30 minutes dans de l’eau salée, puis les réduire en purée (en les passant éventuellement au tamis). Séparer les jaunes des blancs d’œufs. Préchauffer le four à 180°C (th 6). Dans une casserole, mélanger sur feu doux la purée, le beurre, le lait. Hors du feu, ajouter les jaunes un à un, incorporer les truffes préalablement hachées. Saler, poivrer. Monter les blancs en neige et ajouter délicatement au précédent mélange. Remplir les moules à soufflé beurrés et farinés, les disposer sur une plaque et les enfourner 20 min. Servir et manger de suite.

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L’esprit d’aventure

Aventure collectionIl ne faut pas trop se fier aux mots. Que penser, par exemple, de l’expression « dire la bonne aventure » ? Une aventure ne se dit pas, elle se vit. Et puis comment prétendre à l’avance qu’elle soit bonne ? D’ailleurs, comment définir une aventure ? Simple relation amoureuse ? Relation intime avec un univers différent ? Plongée dans l’inconnu ? Parcours au long cours ponctué, ou non, de balises ? Convient-il de pousser la grandiloquence jusqu’à Sartre : « Toute aventure humaine, quelle que singulière qu’elle paraisse, engage l’humanité toute entière » ?

Je ne sais pas si la collection littéraire Points Aventure, au Seuil, répond à toutes ces interrogations. Mais une chose est sûre, on y trouve des bijoux de livres, signés de grands aventuriers, comme Paul-Emile Victor, Henry de Monfreid, Jean-Christophe Rufin, ou Patrice Franceschi qui en est le directeur littéraire. Ce dernier, fêtait les deux ans de la collection, cette semaine, dans un lieu peu banal : le cercle où, chaque premier jeudi du mois, les écrivains de marine se retrouvent pour déjeuner ensemble, au dernier étage du musée de la Marine, dirigé par le Contre-Amiral, Loïc Finaz. aventure franceschiaventure marine

 

 

 

 

 

 

 

Collection POINTS AVENTURE, au Seuil.

 

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