Visiter la Floride et Cuba autrement…

Saviez-vous que les premiers camps de concentration de l’histoire ont été crées par les Espagnols, lors de la guerre d’indépendance cubaine de 1895 ? Le dernier gouverneur de l’île – voulant empêcher les paysans de soutenir les insurgés – les enferma dans des camps appelés en espagnol reconcentratión.

Saviez-vous qu’un festival international de la mangue se tient chaque année, durant le deuxième semaine de juillet, à Miami dans le jardin tropical de Coral Gables ? Il faut dire que plus de 200 variétés de ce délicieux fruit sont cultivés en Floride, fruit que l’on savoure sous toutes ses formes (dessert, salade, fruit, glace, jus, etc.)

Lors d’un récent salon du livre, l’écrivain cubain William Navarrete m’a longuement parlé de son pays, et de Miami. Ce romancier, poète et historien d’art est né à Cuba en 1968, et depuis vingt ans il vit en France, entre Paris et Nice. Il a publié, dans la collection des Dictionnaires Insolites, chez Cosmopole, deux opus consacrés l’un à la Floride, l’autre à Cuba.

La ville exubérante des tropiques étant au cœur de mon dernier roman, et l’île en forme d’alligator (où j’ai procédé à quelques repérages cet été) servant de cadre à une des nouvelles de mon prochain recueil, j’ai évidemment emporté les deux ouvrages dans mes valises cet été.

Pertinence des thèmes choisis, quelques vérités remises en avant, découvertes de lieux inédits, meilleure compréhension de ces deux pays, William Navarrete est un compagnon précieux pour aller à la rencontre de Cuba ou de la Floride. À recommander pour tout voyageur désireux de sortir un peu des sentiers battus.

Ito Naga, poète aux Lectures sous l’arbre

Ito Naga © Régis Nardoux

Sur le plateau du Vivarais, les chênes ne sont pas monnaie courante. Il en est un, toutefois, qui est connu de toute la région, et même au-delà, car il sert d’emblème aux Lectures sous l’arbre, un festival de poésie jusqu’au 20 août au Chambon-sur-Lignon.

Il a été planté par l’éditeur Jean-François Magnier, venu s’installer là il y a 35 ans, au lieu-dit Le Cheyne, mais avec un « y ». 35 ans plus tard, le succès est là, Cheyne Éditeur est l’un des principaux acteurs du monde de la poésie, et organise tous les ans, sous l’arbre fétiche donc, des rencontres-lecture avec des poètes et des écrivains de tous horizons.

Parmi les auteurs invités, l’astrophysicien Ito Naga. Ce scientifique qui a travaillé à la Nasa et à l’Agence Spatiale Européenne, a publié son premier recueil – « Je sais » – au Cheyne Éditeur il y a une dizaine d’années.

Il est ici L’Invité Culture, et sera présent mercredi et jeudi pour ses « lectures sous l’arbre ».

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Sylvain Tesson, le voyageur éternel

Malgré la chute qui a failli lui coûter la vie, l’écrivain voyageur Sylvain Tesson a repris le chemin vers l’inconnu. Il a besoin d’horizons, il aime plonger dans les aventures les plus fortes. Après de longues semaines de coma, à l’été 2014, il se montre plus prudent, mais arpente à nouveau les pentes alpines et se propulse avec bonheur vers les pays les plus lointains.

Tesson est ainsi, il a besoin de ce balancier entre l’écriture, activité pour le moins apaisée et sédentaire, et la folie d’aller quérir ailleurs une part de lui-même. Ces deux extrêmes l’animent toujours, néanmoins il tente à présent de réduire les convulsions de la vie à Une très légère oscillation ; c’est le titre de son dernier livre, aux éditions Équateurs.

Dans ce journal de bord, écrit sur trois années avant et après son accident dans les Alpes, Sylvain Tesson nous entraine dans une philosophie de jouissance de la vie, cette trajectoire tellement courte qu’il faut en savourer chaque seconde, ainsi que l’affirmait Vladimir Jankélévitch.

Sylvain tesson est ici L’invité Culture.

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Guillaume Musso : « La réalité sera toujours plus forte que la fiction ! »

Guillaume Musso © Emanuele Scorcelletti

Qui est Sean Lorenz, ce peintre disparu dont l’art a troublé puis enflammé les galeries ? Pourquoi a-t-il cessé de peindre après la naissance de son fils Julian ? Dans quelles conditions Julian a-t-il été assassiné ? Existe-t-il des toiles secrètes de l’artiste ?

Toutes ces questions déboulent d’un coup dans la vie de deux personnages aux antipodes, une ancienne flic et un auteur de théâtre, qui se retrouvent à cohabiter malgré eux. Madeline et Gaspard ont loué, suite à une erreur de l’agence, le même appartement à Paris, qui n’est autre que l’ancien atelier de Lorenz.

Comme à son habitude, Guillaume Musso nous entraine dans le vertige d’un page turning haletant. La construction est remarquable, à l’américaine, parfaite du début à la fin. La thématique autour de la création – qui naitrait de la douleur – ne laisse pas indifférent (Musso lui-même souffre-t-il en écrivant ? Il s’en défend…). Et le final laisse une fois de plus admiratif dans l’imagination de ce romancier hors norme, 28 millions d’exemplaires vendus dans le monde.

Un appartement à Paris (XO Éditions) est un « cold case », ce qui permet à Musso, ici L’Invité Culture, de réagir après l’affaire Grégory : « La réalité sera toujours plus forte que la fiction ! »

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Michel Bernard : la passion pour Monet

Voilà un sous-préfet qui aime écrire à ses heures perdues. Michel Bernard possède, il est vrai, ce qu’on appelle une « belle plume ». Ses précédents livres, notamment ceux sur Ravel et Genevoix, avaient déjà connu un écho favorable. Deux remords de Claude Monet, aux éditions Grasset, a reçu cette semaine le prix des Libraires en Seine, une association qui regroupe une quinzaine de librairies de l’ouest parisien.

Dans ce roman, on découvre comment Frédéric Bazille, peintre et ami de jeunesse de Monet tué à la guerre de 1870, ainsi que Camille la première femme de Monet morte d’un cancer à 32 ans, l’ont hanté jusqu’à sa mort. Deux ombres, deux fantômes, deux remords, et une puissance d’évocation, dans l’écriture, à couper le souffle.

Michel Bernard est L’Invité Culture.

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La fête méditerranéenne

Chaque année, au mois de juin, les lauréats des Prix Méditerranée se retrouvent dans le très bel hôtel de la rue Masseran, à Paris, à la Fédération des Caisses d’Épargne. Moment de fête et de partage autour de ceux que les différents jurys ont récompensés.

Cette année, membre du jury « roman français », j’ai donc participé au couronnement de Metin Arditi, pour L’enfant qui mesurait le monde (Grasset). Dans ce très beau livre sur la force de l’art versus les puissances de la finance, l’auteur rapproche la Grèce antique des tourments hellènes actuels face au FMI. Une parabole magnifique qui confirme qu’une bonne harmonie entre créateurs et mécènes reste la meilleure alchimie possible.

Notre jury s’était réuni quelques semaines auparavant autour de notre président, Dominique Fernandez, pour un riche débat d’idées et de confrontations littéraires.

Parmi les autres prix, à retenir Ce qui reste de la nuit de Ersi Sotiropoulos (prix Étranger), Désordre du jour de Henri Droguet (prix Poésie), L’Orient derrière soi (prix de l’essai) d’André Tubeuf, et Oeuvres vagabondes (prix du livres d’art) de Titouan Lamazou (ici à gauche).

Le secret de Sylvie Le Bihan

Troisième roman pour Sylvie Le Bihan qui, avec « Qu’il emporte mon secret » (Seuil), non seulement nous livre le sien, mais poursuit la construction d’une œuvre autour de l’intime, des fragilités humaines, et des blessures liées à la jeunesse.

Qu’il emprunte à l’autobiographie importe moins que sa puissance littéraire. Le non-dit parle autant que les lignes écrites, la tension s’installe dans une relation épistolaire, et la chute – comme toujours chez cette jeune romancière – déboule comme à la fin d’une nouvelle pour prendre le lecteur à rebours de tout ce qu’il avait pu imaginer.

Sylvie Le Bihan est ici L’Invité Culture.

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Yann Arthus-Bertrand ne se lasse pas de regarder la terre

17-02-25-yann-arthus-bertrandÀ la veille de l’an 2000, un livre allait marquer l’époque, après huit ans de travail de son auteur : Yann Arthus-Bertrand. Photographe, il  venait de parcourir la planète, en long, en large, et en travers, pour en tirer des clichés « au départ pour la beauté des sites ». Mais très vite, les photos révèlent un état des lieux dramatiques, et La Terre vue du Ciel devient l’emblème de la défense de la nature.

indexYann Arthus-Bertrand voit sa vie bouleversée, devient porte drapeau de l’écologie et chantre de l’humanisme. Dix-huit ans après, une deuxième version de l’ouvrage sort, toujours aussi fort, avec de nouvelles images, et des analyses de plusieurs personnalités comme Jane Goodall ou Matthieu Ricard. Un vrai livre d’art, dont parle son inventeur, qui est ici L’Invité Culture.

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Rendez-vous en mai avec Yann Arthus-Bertrand pour l’ouverture à Longchamp de sa fondation GoodPlanet.

Hugues Royer : se battre contre le cancer

800px-hugues_royerC’est un romancier, connu aussi pour quelques biographies qui sont devenues des best-sellers, et que le destin conduit à utiliser sa plume pour se raconter. Hugues Royer a appris, en pleine écriture d’un roman, qu’il est atteint d’une forme rare d’un cancer des os. Depuis il se bat contre la maladie, et a choisi de raconter ce combat dans « Je n’imagine pas un monde sans toi » (éditions Michalon). Car les mots sont sa meilleure arme contre les maux : « tant que j’écris, c’est que je vis ». En ce jour mondial de lutte contre le cancer, il est L’Invité Culture.

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Vive les mots !

motsLes mots soignent les maux, c’est bien connu. Ils ouvrent l’esprit, développent l’imaginaire, construisent la communication. Écrire est une nécessité pour les papiers du quotidien, un réflexe pour les textos à ses proches, une routine pour l’utilisation d’Internet. Mais si cela s’avérait aussi un plaisir ? Sans prétendre à devenir romancier du jour au lendemain, pourquoi ne pas se lancer dans un journal de bord, un blog, un récit intime, ou une histoire familiale ? Ce voyage initiatique est désormais accompagné par une école, « Les Mots« , la première du genre en France, qui ouvre ses portes cette semaine à Paris, avec de nombreux auteurs pour animer différents ateliers, et à des prix très abordables. Alors, à vous ?…

J’ai reçu récemment Élise Nebout, qui a fondé « Les Mots » avec mon ami Alexandre Lacroix, de Philosophie Magazine.

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