Michel Dalberto joue Gabriel Fauré

 

C’est l’un des meilleurs pianistes de sa génération, qui a longtemps consacré son travail aux romantiques allemands, comme Schubert ou Schumann.

Michel Dalberto a décidé de plonger dans la musique française pour une série de disques, chez Aparté. Après Debussy, il propose une découverte intime de Gabriel Fauré, un compositeur qu’il a longtemps boudé, plus par méconnaissance que par principe ; son maitre Vlado Perlemuter en était pourtant un fervent adepte.

Pour cette série, Michel Dalberto, ici L’Invité Culture, enregistre en public, et joue sur un piano différent selon le compositeur. Ainsi, pour Fauré, il a choisi un Bechstein réputé pour la définition exceptionnelle de ses graves.

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Michel Dalberto est en concert ce soir, samedi 22 avril, dans l’Aisne à Clairefontaines, puis le 25 avril aux Invalides à Paris, le 9 juin salle Rameau à Lyon, le 19 juin salle Gaveau à Paris, etc.

Alain Baraton : « Cultiver, c’est se cultiver »

On entend sa voix chaleureuse sur les ondes, on voit son visage jovial sur les télévisions, on dévore avec jubilation ses livres érudits. Le jardinier Alain Baraton s’est fait un nom au delà de sa fonction de jardinier en chef du Domaine national de Trianon et du Grand parc du château de Versailles. Son dernier opus, « Le camélia de ma mère », vient de paraître chez Grasset.

Comment est-il passé des arbres taillés aux feuilles écrites ? Est-ce à dire que « cultiver, c’est se cultiver » ? Oui, à l’en croire, car il prétend que seul une intelligence, une humanité, une bienveillance, un savoir, peuvent donner la « main verte ». Et chaque histoire de plantes, de jardins, de domaines, s’émaille d’histoires culturelles et artistiques.

Alain Baraton est ici L’Invité Culture. Il participera dimanche 9 avril au salon du livre d’Autun.

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Le secret de Sylvie Le Bihan

Troisième roman pour Sylvie Le Bihan qui, avec « Qu’il emporte mon secret » (Seuil), non seulement nous livre le sien, mais poursuit la construction d’une œuvre autour de l’intime, des fragilités humaines, et des blessures liées à la jeunesse.

Qu’il emprunte à l’autobiographie importe moins que sa puissance littéraire. Le non-dit parle autant que les lignes écrites, la tension s’installe dans une relation épistolaire, et la chute – comme toujours chez cette jeune romancière – déboule comme à la fin d’une nouvelle pour prendre le lecteur à rebours de tout ce qu’il avait pu imaginer.

Sylvie Le Bihan est ici L’Invité Culture.

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Faire fleurir la poésie en son printemps…

Jean-Pierre Simeon © Miguel Sanchez-Martin RATP

Jusqu’au 19 mars, c’est le Printemps des Poètes. La poésie est un art délaissé en France, mais qui semble connaitre un renouveau avec les jeunes générations. Et c’est la 19° édition.

Il y a forcément une manifestation avec de la poésie tout près de chez vous, comme l’explique Jean-Pierre Siméon, directeur du Printemps des Poètes, dont le le livre La poésie sauvera le monde vient de ressortir en poche, aux éditions Le passeur……

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Claude Lelouch, chacun sa vie…

C’est le 46° film du cinéaste Claude Lelouch, avec une pléiade de vedettes, dont Jean Dujardin, Elsa Zylberstein ou Johnny Hallyday. « Chacun sa vie, et son intime conviction » est une mosaique de personnages avec leurs ombres, leurs casseroles, leurs jardins secrets, leurs vérités masquées qui apparaissent au grand jour, dans un puzzle chaotique où la vie finir toujours par se reconstituer.

Cette vie qui, comme le jazz, propose ses figures imposées et laisse une large part aux improvisations. La musique, meilleur des médicaments selon Claude Lelouch, qui s’y réfugie à chaque coup de blues. Celle du film, signée une nouvelle fois par son comparse Francis Lai, joue un rôle aussi important que les acteurs. Des acteurs que le réalisateur choisit quand ils se sont frottés, eux aussi, à la vie.

Dans le chaos actuel de la société, Clude Lelouch veut porter un regard sur une intelligentsia qui doute, sur des citoyens qui n’auraient pas le droit d’avoir un avis, et sur des gens qui en jugent d’autres.

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Guy Martin, artiste du fourneau dans un lieu patrimonial

Le Grand Véfour, à Paris, place du Palais Royal, est un écrin de l’art décoratif du 19° siècle. C’est là qu’est né, peu avant la Révolution, le tout premier restaurant, comme lieu où l’on mange, avec service et menu (avant, « restaurant » désignait le contenu de l’assiette, ce qui « restaure »).

Lieu chargé d’histoire, que Jean Véfour d’abord, au 19° siècle, puis Raymond Oliver, img_grand-vefour_salleau 20° siècle, ont porté au faîte de la notoriété gastronomique, en y accueillant le monde des lettres et des arts. Les anecdotes y sont aussi délicieuses que la cuisine de Guy Martin, aux commandes des fourneaux depuis 25 ans. À l’occasion de ce quart de siècle, il est ici L’Invité Culture.

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Annette Messager : « L’art ne sert à rien, donc il sert à tout »

Annette Messager © Praemium Imperiale
Annette Messager © Praemium Imperiale

Son nom est connu dans le monde entier. Annette Messager est l’une des artistes contemporaines françaises les plus en vue, de longue date. Elle a été la première Française à bénéficier d’un rétrospective au Moma de New York, en 1995 ; elle a reçu le Lion d’Or à la biennale de Venise en 2005 ; elle vient d’être couronnée à l’automne par le Prix Praemium Imperiale, en quelque sorte le Nobel de l’Art. Elle est ici L’invité Culture.

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img_5454Peintre, dessinatrice, photographe, sculpteur, couturière, plasticienne, Annette Messager mélange les techniques pour offrir son regard féminin sur le monde. Toujours dans l’imaginaire, souvent dans l’ironie, en général dans la joie, et la plupart du temps (même si elle s’en défend) dans une forme de revendication, son œuvre a été exposée dans les plus grands musées.

img_5451Jusqu’en avril, elle a investi la Villa Medicis, à Rome, à l’invitation de la directrice Muriel Mayette-Holz qui inaugure avec elle « Une », un cycle de femmes artistes contemporaines, afin d’inscrire davantage encore le mythique palais dans la culture vivante d’aujourd’hui.

img_5452Ainsi, un enchevêtrement de serpents surgit de la fontaine ; une chevelure, symbole de liberté (en particulier pour les femmes) est confié au Mercure à la sortie du patio ; des oiseaux empaillés survolent le chemin de pierre jadis utilisé par les chevaux ; un hommage inédit est rendu à Balthus, dans le pavillon où il aimait peindre des corps de jeunes femmes, par un mur couverts d’utérus, comme un papier peint.img_5449

Et quand on lui pose la question à quoi sert l’art, elle répond : « Comme l’art ne sert à rien, il sert à tout ! »

 

Messagera, à la Villa Medicis, du 10 février au 23 avril.

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Hugues Royer : se battre contre le cancer

800px-hugues_royerC’est un romancier, connu aussi pour quelques biographies qui sont devenues des best-sellers, et que le destin conduit à utiliser sa plume pour se raconter. Hugues Royer a appris, en pleine écriture d’un roman, qu’il est atteint d’une forme rare d’un cancer des os. Depuis il se bat contre la maladie, et a choisi de raconter ce combat dans « Je n’imagine pas un monde sans toi » (éditions Michalon). Car les mots sont sa meilleure arme contre les maux : « tant que j’écris, c’est que je vis ». En ce jour mondial de lutte contre le cancer, il est L’Invité Culture.

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Vive les mots !

motsLes mots soignent les maux, c’est bien connu. Ils ouvrent l’esprit, développent l’imaginaire, construisent la communication. Écrire est une nécessité pour les papiers du quotidien, un réflexe pour les textos à ses proches, une routine pour l’utilisation d’Internet. Mais si cela s’avérait aussi un plaisir ? Sans prétendre à devenir romancier du jour au lendemain, pourquoi ne pas se lancer dans un journal de bord, un blog, un récit intime, ou une histoire familiale ? Ce voyage initiatique est désormais accompagné par une école, « Les Mots« , la première du genre en France, qui ouvre ses portes cette semaine à Paris, avec de nombreux auteurs pour animer différents ateliers, et à des prix très abordables. Alors, à vous ?…

J’ai reçu récemment Élise Nebout, qui a fondé « Les Mots » avec mon ami Alexandre Lacroix, de Philosophie Magazine.

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40 ans d’amour entre Casadesus et l’ONL

17-01-14-jean-claude-casadesusEn 1976, lorsqu’on propose à Jean-Claude Casadesus de sauver l’Orchestre National de Lille, amené à disparaitre après l’éclatement de l’ORTF, le jeune chef relève le défi. Il a des idées précises sur la musique, sur le répertoire, sur les actions à mener dans les écoles, en prison, sur l’ambition d’exporter la formation à l’étranger.

Quarante ans plus tard, le succès est au rendez-vous. L’ONL est l’une des formations les plus réputées de France, qui tourne dans le monde entier. Quant à son chef, il est invité à diriger les plus grands orchestres de Boston à Berlin, de Paris à Pékin. Pour marquer cet anniversaire hors du commun, un disque a été enregistré chez Évidence, avec la symphonie n° 2 de Mahler « Résurrection », dont nous parle Jean-Claude Casadesus, L’Invité Culture.

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Dates des concerts : jeudi 19 janvier à 20h au siège de l’ONL à Lille, samedi 21 janvier à 20h au Palais du Littoral à Grande-Synthe, vendredi 24 janvier à 20h à La Coursive à La Rochelle, dimanche 5 février à 18h à l’Auditorium Rainier III à Monaco.