L’invité culture. Lydie Salvayre face à l’étranger

Elle a obtenu le prix Goncourt en 2014 pour Pas pleurer. Lydie Salvayre s’y emparait de la Guerre d’Espagne, un thème cher à son coeur puisque ses parents républicains ont fui le franquisme.

Il est vrai que l’exil, la fuite, la confrontation à l’autre sont présent dans toute son œuvre.

Dans son dernier roman, Tout homme est une nuit, elle s’interroge à nouveau sur l’altérité. L’étranger qu’on rejette parce qu’il n’est pas de chez vous, qu’il n’a pas vos habitudes, qu’il ne s’intègre pas facilement. Ici il s’agit d’un Français venu hiberner dans un village du sud de la France, où il se sent tout de suite rejetté.

Lydie Salvayre, qui a reçu le Goncourt en même temps qu’elle luttait contre un cancer, met aussi en scène la maladie, qu’elle définit comme un corps étranger qui s’immisce sournoisement.

Ecrit durant la campagne électorale de 2016, où les tensions extrémistes ont été fortes dans le pays, le texte se termine sur une note d’optimisme. La romancière veut en effet croire qu’en tout homme il y toujours l’espoir d’une lumière.

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