Sans rancune, et sans prétention.

©Émilie Brouchon
Daniel Russo et David Talbot © Émilie Brouchon

Bien sûr, en temps de crise, on peut se dire qu’il faut chercher à mieux comprendre notre époque, à réfléchir au sens de la vie et à préparer l’avenir, à débattre intensément de toutes les questions qui bouleversent la société. Surtout après les événements du début d’année. C’est vrai. Mais cela n’est pas incompatible avec des moments de coupure, de recul sur tout ce qui traverse notre quotidien. Marquer une pause, se détendre, se laisser aller à un divertissement que d’aucun jugeront coupable et qui fait aussi du bien. Sans prétention.

Jessica Borio, Anne Jacquemin, Nassima Benchicou © Émilie Brouchon
Jessica Borio, Anne Jacquemin, Nassima Benchicou © Émilie Brouchon

La comédie de boulevard, le vaudeville, appartiennent à ces soirées suspendues où l’on oublie la réalité pour plonger dans des existences loufoques, qui ne sont bien souvent, au reste, que des caricatures de la vraie vie. Aussi, si l’envie vous prend un soir d’aller au Palais Royal pour rire un peu, et qu’on vous le reproche, répondez simplement : « Sans rancune » ! C’est le titre de la pièce britannique signée Sam Bobrick et Ron Clark, déjà jouée dans cette même salle il y a un quart de siècle,  adaptée ici (à l’actualité notamment) et mise en scène par le nouveau patron de la salle Sébastien Azzopardi (avec son complice de toujours Sacha Danino). On sait l’efficacité du duo dans la visualisation cinématographique d’une œuvre sur les planches. Une nouvelle fois cela fonctionne parfaitement.

SansRancune_TPR_100x150_BAT1Victor Pelletier est un PDG dont la réussite est totale, avec une entreprise cotée en bourse et un appartement sur trois étages avenue Montaigne. Sauf que le jour où il marie sa fille unique, sa femme le quitte pour le serveur d’une bodéga à Barbès. Un choc brutal et délirant entre la France d’en haut et la France d’en bas. La suite est savoureuse à la fois dans l’écriture du texte, et dans le jeu des acteurs, dont Daniel Russo qui suit là les traces de Jean Le Poulain, Pierre Mondy, ou Louis de Funès.

Sans Rancune, au théâtre du Palais Royal, du mardi au samedi à 21h, samedi 16h30, dimanche 15h30.

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