Le nouveau Who’s Who !

Antoine Hebrard

Le lancement du Who’s Who 2018 a officiellement été célébré le 19 octobre dernier au Relais Plaza, à Paris. Une édition marquée par un bouleversement politique  : 403 nouveaux députés ! Mais également par tous ceux qui font la France : artisans, industriels, artistes, chercheurs…

Petit tour d’horizon avec le président de cette vénérable institution (à laquelle j’ai le plaisir d’appartenir depuis 2012), Antoine Hebrard, et l’une des impétrantes, Nathalie Boy de la Tour, présidente de la Ligue de football professionnelle.

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La lentille verte du Puy, un caviar végétal

Sur les hauteurs du Velay, au sud du Massif-Central, pousse une lentille exceptionnelle, que les chefs les plus renommés aiment à cuisiner. Ils la surnomment d’ailleurs le « caviar végétal« .

Comptant parmi les premières plantes cultivées par l’homme, la lentille est présente en Auvergne depuis l’époque romaine. Des fouilles archéologiques menées à Saint Paulien ont ainsi mis au jour une amphore romaine contenant des graines de différentes espèces dont des lentilles.

En 1996, la Lentille Verte du Puy fut le premier légume à obtenir une Appellation d’Origine Contrôlée. Elle doit sa spécificité à un effet de foehn qui crée un microclimat propice à son assèchement. Pour lui faire, honneur dans L’Histoire à La Carte, Thierry Marx vous propose une recette de soupe de lentilles.

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Ingrédients pour 6 personnes : 1,2 kilos de lentilles du Velay, 6 oignons, 400 g de couenne de jambon, 4 peaux de magret de canard, 200 g de jambon cru, 100 cl de crème fleurette, sel fin, poivre du moulin.

Préparation : Rincer les lentilles à l’eau froide. Éplucher, laver et égoutter les oignons, les émincer finement. Détailler la couenne de jambon et le jambon cru en petits dés ; découper les peux de magret en petits cubes. Dans une grande sauteuse, faire revenir les oignons émincés avec la couenne, pendant 10 à 15 minutes à feu vif. Ajouter les lentilles et les dés de jambon. Mouiller à hauteur avec de l’eau froide ; laisser cuire à feu moyen, sans saler, et à couvert, durant 20 à 25 minutes. Dans une poêle, faire revenir les morceaux de peau, jusqu’à coloration. Au terme de la cuisson des lentilles, les verser dans un grand saladier et mixer longuement. Faire réduire la crème fleurette dans une casserole, à feu vif, quelques secondes ; l’incorporer aux lentilles. Mettre la soupe dans une soupière et dresser dessus la peau de canard avant de servir.

Marlon Jackson : « Nous étions des gosses comme les autres ! »

© Dan Gottesman

Les livres sur les Jackson sont pléthore, soit sur le groupe initial des cinq jeunes gens de l’Indiana, soit sur chacun d’eux dans leur carrière respective et en particulier Michael.

Celui qui sort aux éditions EPA, Les Jackson Notre histoire, est le premier écrit par les membres de cette famille incroyable. Les frères ont décidé d’évoquer leurs souvenirs et d’ouvrir leurs albums intimes pour offrir à leurs fans leur propre vision de ce parcours musical planétaire.

Des photos des premières guitares aux dernières tournées, en passant par les reproductions d’interviews et d’objets dérivés, l’univers des Jackson est fidèlement reproduit dans cet ouvrage euphorisant au graphisme haut en couleur.

Enfants prodiges du rythm’ n’ blues, de la soul, du funk, et du rock, les Jackson Five ont transcendé les clivages dès les années 1960 grâce à des tubes inoubliables (I want you back, ABC, etc.), et ont vu émerger Michael, le futur Roi de la pop.

C’est l’un d’eux, Marlon Jacskon, qui est ici L’Invité Culture.

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Le veau sous la mère de Corrèze

veau sous la mère en Corrèze © Claudius Thiriet / Getty

Élever un veau sous la mère dans les conditions requises par le label n’est pas chose simple pour un agriculteur. Les contraintes sont nombreuses. Il faut nourrir le veau exclusivement de lait maternel, la vache doit aussi recevoir une nourriture appropriée, et l’environnement ne doit être stressant ni pour l’un ni pour l’autre.

Depuis toujours, la Corrèze est une terre propice à cette viande d’une qualité rare. Ce n’est pas la seule, plusieurs départements du Sud-Ouest et des Pyrénées sont aussi spécialisés en veau sous la mère.

Une filière nationale existe, avec un site dédié. Pourtant c’est en Corrèze qu’est né le label rouge (premier pour une viande en France) qui a évité aux animaux hormonés de faire disparaitre cette production d’exception, dans les années 70.

Dans L’Histoire à la Carte, Thierry Marx a choisi une recette de côte de veau au cresson.

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Ingrédients pour 2 personnes : 1 belle côte de veau de 400 g, 100 g de beurre, 1 cuillère à soupe de cognac, 5 cl de jus de veau, 15 cl de crème, 1 belle botte de cresson, sel poivre.

Préparation : Laver et trier les feuilles de cresson. Saler et poivrer la côte de veau, la passer à la cocotte sur les deux faces dans le beurre chaud (ou de l’huile de colza) pendant 20 minutes, sur feu moyen ; réserver au chaud. Déglacer la cocotte avec le Cognac, ajouter le jus de veau, la crème, et progressivement les feuilles de cresson. Incorporer quelques parcelles de beurre. Servir la côte de veau, nappées de sauce.

Metin Arditi veut rester un « étranger »

C’est un Turc, marié à une Grecque, vivant en Suisse, publiant en France ! L’écrivain Metin Arditi vient de recevoir le Prix Méditerranée de littérature pour son roman « L’enfant qui mesurait le monde », chez Grasset.

Dans cette magnifique parabole, le romancier propose à un enfant autiste de compenser les désordres de son propre monde, par un subtil jeu de calcul et de pliages quotidiens. Mais au-delà, c’est du désordre du monde en général qu’il est question.

Et pour illustrer ce monde fébrile, fragile, inquiétant, et pourtant si beau dans lequel nous vivons tous, Metin Arditi met en confrontation la culture et l’économie. Sur la petite île méditerranéenne où vit l’enfant, un complexe hôtelier géant verra-t-il le jour, quitte à défigurer les lieux, ou construira-t-on une grande école destinée à des penseurs en herbe venus de toute l’Europe ?

Le livre est magnifique, l’écriture d’Arditi nous emporte, et l’enfant émeut dans l’amitié qu’il noue avec un vieux financier venu chercher sur l’île la présence de sa fille qu’il vient de perdre. Metin Arditi est ici L’Invité Culture. Il explique tenir plus que jamais à son statut d’ « étranger ».

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Un musée d’exception à Perpignan

Perpignan dispose désormais d’un musée digne de ses collections. Après des mois de travaux, deux hôtels particuliers de la ville ont été réunis, l’hôtel de Lazerme et de l’hôtel de Mailly, pour créer un écrin somptueux destiné aux toiles de Hyacinthe Rigaud.

Ce peintre local acquit la notoriété au début du XVIII° siècle en devenant le portraitiste officiel de Louis XIV ; le musée porte d’ailleurs son nom. On y trouve l’un de ses plus beaux tableaux, le portrait du cardinal de Bouillon (ci-dessus).

Les espaces permanents présentent bien sûr les œuvres de Rigaud (il a francisé son nom catalan Rigau en y accolant un « d »), mais aussi des Maillol (à gauche le Monument à Claude Debussy), Dufy, Guerra et autres artistes en lien avec Perpignan. On y passe du gothique au baroque, du moderne au contemporain.  L’une des pièces maîtresses est le Maitre de la Loge de Mer (à droite), un retable peint sur bois en 1489.

Quant aux espaces temporaires, le musée frappe un grand coup pour sa réouverture, avec une exposition exceptionnelle sur la présence de Picasso dans les années 50. C’est à ce moment-là que Françoise Gilot le quitte et qu’il se rapproche de Jacqueline Roque. Une photo unique (à gauche) le montre d’ailleurs attablé en compagnie des deux femmes, dans la pièce même où le cliché a été pris puisque Picasso séjournait alors chez les Lazerme.

Musée Hyacinthe Rigaud, à Perpignan, ouvert du mardi au dimanche de 11h à 17h30.

 

La châtaigne d’Ardèche, à marier à une pintade fermière

Le Limousin a fait de sa feuille l’emblème de la région. La Corse en est grande productrice. Mais c’est l’Ardèche qui reste un des principaux terroirs de la châtaigne. Ardèche ou Jean Ferrat a fini ses jours, lui qui avait chanté Le châtaigner :

Produit nourrissant mais qui amène vite à satiété – cela empêche d’en manger trop ! – la châtaigne a longtemps été à la base de l’alimentation, notamment dans les régions pauvres. De la soupe, au dessert, de la crème à l’accompagnement des viandes, elle s’accommode facilement.

Dans L’Histoire à la Carte, Thierry Marx vous invite à préparer une pintade fermière aux châtaignes.

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Ingrédients : 500 g de châtaignes d’Ardèche au naturel (entières épluchées), 1 pintade fermière, 10g de cèpes secs, 8 figues sèches, 2 gousses d’ail, 1 brin de thym, 4 feuilles de châtaigner, 3 oignons doux, 2 cl d’huile d’olive, 5 cl de vinaigre de figue, 2 dl de jus de volaille, 3 cl d’huile de noisette.

Préparation : Tailler la pintade à cru en quatre à six morceaux (réserver la carcasse) et les colorer au beurre ; ajouter 1 oignon, les garnitures (cèpes et 4 figues), l’ail et le thym, et cuire à couvert. Colorer la carcasses, déglacer avec le vinaigre de figue deux ou trois fois, ajouter le jus de volaille, filtrer et monter à l’huile de noisette au moment de servir. Cuire les châtaignes et les colorer à la poêle, les envelopper avec les 2 oignons restant et les 4 autres figues dans les feuilles de châtaigner et mettre au four à couvert dans une cocotte. Dresser les morceaux de pintade avec la garniture (cèpes, figues, et châtaignes).

 

Deux voix singulières

Elles se sont rencontrées lors du festival Tandem, à Nevers, il y a quelques années, un rendez-vous où un écrivain invite un artiste. Delphine de Vigan, romancière à succès avec No et moi ou encore Rien ne s’oppose à la nuit, y avait conviée une chanteuse qu’elle aimait bien : La Grande Sophie.

Le courant est si bien passé ce soir-là, que les deux femmes sont devenues amies, complices, et ont voulu renouveler l’expérience. Voilà comment est né le spectacle « L’une et l’autre« , à voir le lundi 9 octobre au théâtre du Rond Point à Paris.

Dans cet échange singulier, Delphine et Sophie mêlent leurs univers, et rapprochent leurs émotions et sentiments communs. Toutes deux sont ici L’Invité Culture.

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Viva Villa

Découvrez jusqu’à la fin de la semaine le Festival ¡ Viva Villa ! 2017. Ce rendez-vous regroupe des œuvres d’artistes ayant séjourné l’année passée dans les trois académies de France à l’étranger :  la Villa Médicis à Rome en Italie, la Casa de Velázquez à Madrid en Espagne, et la Villa Kujoyama à Kyoto au Japon.

Muriel Mayette-Holtz, la directrice de la villa romaine, en détaille ici l’esprit :

Ainsi, jusqu’à la Nuit Blanche 2017 à Paris, place Dalida à Montmarte, dans la Cité internationale des arts, vous déambulerez entre installations, projections vidéo, exposition de sculptures, peintures ou dessins, travaux d’écriture, inventions musicales inédites, et autres créations de tous poils.

Simon Rouby, vidéaste, Lucie de Barbuat et Simon Brodbeck photographes, évoquent cette expérience :

Alvise Sinivia, lui, présente « Cordes à vide ». Ce musicien curieux et constamment en recherche, renouvelle en permanence son rapport à l’instrument dont il expérimente depuis plusieurs années les paradoxes et limites sonores et physiques. Écouter un extrait :

La tomate de Marmande, à consommer en saison !

Les tomates envahissent nos marchés à toute époque. Se dont se désolait Jean-Pierre Coffe qui dénonçait des produits sans goût et sans forme. Dans L’Histoire à la Carte, Thierry Marx veut rappeler qu’il faut savoir être « locavore » : choisir des producteurs dans sa région, et consommer selon les saisons.

Il en va ainsi de la tomate dont Marmande a fait la réputation. Fruit ou légume ? L’histoire de la tomate remonte aux Andes, avant d’arriver en Europe par les conquistadors espagnols, puis de passer par l’Italie et de remonter jusqu’à la France. Au 17° siècle, on la craignait pour sa couleur rouge évoquant l’enfer, et pour son appartenance à la famille de la mortelle belladone.

Elle a d’abord servi de décoration dans les plats, avant d’être utilisée cuite, en soupe ou en sauce, et de se laisser croquer. Pour lui rendre hommage, voici une recette de tomate marinée à la vanille.

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Ingrédients pour quatre : six belles tomates de Marmande, un verre d’huile d’olive, un demi-verre de vinaigre balsamique ou de vin-vieux, quatre feuilles de marjolaine, une gousse de vanille, une vinaigrette maison, un cabécou frais ou une burrata.

Préparation : Couper les tomates en gros quartiers et les faire mariner 7 à 8 minutes dans le mélange d’huile d’olive, de vinaigre de vin vieux, de sucre roux, et de feuilles de marjolaine. Dresser ensuite les tomates dans une assiette, égrainer dessus un peu de vanille, enrober d’une vinaigrette faite maison, et déposer sur le dessus une tranche de burrata ou de cabécou légèrement tiédie.