Un été sans alcool

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Je me suis souvent demandé ce que j’aurais fait pendant la guerre et l’occupation allemande, si j’aurais, comme mon père, pris le maquis ? Cette question m’a souvent habité. Parce que j’en ai parlé avec lui. Parce j’ai grandi sur une terre de Résistance, la Corrèze, le Limousin. Parce que j’en ai vu, durant ma jeunesse et mes premières années de journaliste, des cérémonies et des commémorations en présence de ces anciens combattants de l’ombre. Parce que c’est une question encore très actuelle : face à une agression, va-t-on réagir ou rester passif ?

Pour l’évoquer et tenter d’apporter des éléments de réponse, j’ai construit ce roman autour d’un drame qui a eu lieu à Brive, le massacre de la Besse où des jeunes maquisards se sont fait piéger par les nazis, 18 y ont laissé leur peau. Mais les personnages et mon histoire sont totalement inventés, d’autant que tout part d’un fait-divers en 2013, qui incite mon héros, Charles, à mener l’enquête sur son passé, à la « Cold Case« , avec l’aide de Matt, un jeune des cités, et sa petite amie Maika.

Editions du Seuil (mai 2014)

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8 réponses sur “Un été sans alcool”

  1. J’ai beaucoup aimé « Un été sans alcool ». Même si les personnages sont inventés, tout sonne vrai dans le roman, notamment la recherche du père dont le manque fournit au héros qui a réussi sa vie professionnelle toutes les raisons pour être alcoolique. Les faits de résistances sont très bien relatés.

    1. Bonjour François. Merci de votre message. En effet, l’alcool peut devenir hélas une béquille après un traumatisme vital.
      Je suis heureux de voir que vous avez accroché au récit. 🙂
      Cordialement. Bernard

  2. Je vous écoutais régulièrement à la radio et je viens de découvrir que vous étiez Briviste et que vous connaissiez mon père, Jean-Pierre V, délégué du Souvenir Français pour la Corrèze ! J’ai fini aujourd’hui votre livre que vous lui avez dédicacé en mai. J’ai beaucoup aimé : l’intrigue est très fine, les lettres d’Angéle peuvent se lire de mille manières selon les hypothèses de Matt et vous restituez bien l’idée que dans toute guerre il n’y a jamais que des êtres humains tout en nuances, et pas les « bons » contre « les méchants ». Et quel plaisir de retrouver Brive entre vos lignes ! Je l’ai quittée il y a quelques années mais j’y suis toujours viscéralement attachée… Vous m’avez incitée à en savoir plus sur le massacre de la Besse, merci !

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